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REGROUPEMENT NATIONAL DU BIANCO A L’ACMIL ANTSIRABE: Adopter une même vision pour lutter contre la corruption

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Le Personnel du Bureau Indépendant Anti-Corruption(BIANCO) est le premier pilier de la lutte contre la corruption à Madagascar à travers son implication effective et sa prise de responsabilité dans l’accomplissement de ses devoirs.

C’est pour la première fois, depuis plus d’une décennie, que le BIANCO a réuni tout son Personnel dans tout Madagascar en un seul endroit. Pour plus de résultat, le regroupement national s’est tenu à l’Académie Militaire à Antsirabe durant 5 jours, du 24 au 28 septembre 201 8 dans l’objectif, d’une part, d’améliorer davantage la coordination des actions menées par le BIANCO et d’adopter une vision commune dans la mise en œuvre de la Nouvelle Stratégie Nationale de Lutte Contre la Corruption, et d’autre part, d’asseoir une meilleure appropriation du Code de Conduite du BIANCO et de renforcer la cohésion de l’ensemble du Personnel pour l’accomplissement de cette noble mission qu’est la lutte contre la corruption. D’ailleurs, l’objectif global de ce regroupement national est de renforcer la lutte contre la corruption à Madagascar.

Autant d’activités ont été organisées à savoir:

  • des séances d’exercice de tir et de maniement d’arme pour le renforcement de capacité des équipes opérationnelles. Ces séances ont été effectuées sous l’encadrement des officiers de l’Académie Militaire d’Antsirabe. « Outres les activités de police judiciaire qu’ils effectuent, les investigateurs du BIANCO font dès fois des arrestations. Cela nécessite des pratiques militaires. C’est la raison également de ces exercices militaires », a soulevé le Général de Division RATOVOSON Benjamina, Directeur Territorial de la Branche Territoriale du BIANCO à Antananarivo.
  • des ateliers thématiques accompagnés des séances de restitution en plénière, en vue de mettre à jour les manuels des opérations et/ou de procédures des équipes opérationnelles et d’appuis du BIANCO.
  • et enfin, des séquences d’appropriation du code de conduite et des 1 0 valeurs du BIANCO et celles relatives aux activités sportives pour le renforcement de la cohésion de l’ensemble du Personnel.

« Refuser la corruption est un état d’esprit, et il est important d’avoir cet état d’esprit et d’avoir également une bonne conduite qui prône l’honnêteté et l’intégrité. C’est l’esprit de ce regroupement national. Périodiquement, nous avons une séance d’appropriation de notre code de conduite au sein du BIANCO. L’éducation entre le personnel ainsi que le respect du code de conduite et des valeurs éthiques du BIANCO sont de mise. Le BIANCO a 10 valeurs à respecter, et ce regroupement national nous a permis également d’approprier entre nous le sens de ces valeurs » a souligné ANDRIAMIFIDY Jean Louis, Directeur Général du BIANCO.
Ce regroupement national du BIANCO a été financé en partie par la Banque Africaine de Développement (BAD) à travers le PAGI.


Signature de convention entre le BIANCO et la GIZ Soutien de l’Allemagne dans le « Projet de renforcement des capacités du BIANCO»

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Le gouvernement de la République Fédérale d’Allemagne renforce son soutien dans la lutte contre la corruption à Madagascar à travers la GIZ.
En ce sens, la cérémonie du mardi 28 août 2018 consiste en la confirmation de la partie allemande de son soutien au « Projet de renforcement des capacités du BIANCO dans la lutte contre la corruption dans les secteurs prioritaires ». Cet engagement est traduit par la signature de convention entre la GIZ et le Bureau Indépendant Anti-Corruption (BIANCO).

L’objectif du projet est de renforcer les capacités du BIANCO dans la prévention ainsi que dans la détection et l’investigation, notamment pour contribuer efficacement à la lutte contre la corruption dans les secteurs concernés par la coopération allemande au développement.

Le fonds alloué pour ce projet s’élève à hauteur de 250 000 Euros pour l’effectivité de l’atteinte de résultats sous forme de trois indicateurs, à savoir :

  1. Le BIANCO a renforcé ses capacités de détection et d’investigation en introduisant un système anonyme de dénonciation ;
  2. Le BIANCO a renforcé sa capacité de prévention en développant une analyse des risques de corruption incluant des recommandations de réforme axées sur les secteurs pertinents pour la coopération au développement allemande (principalement l’environnement, la décentralisation) ;
  3. Les interfaces du BIANCO avec d’autres acteurs clés de la lutte contre la corruption (justice, médias, société civile) sont institutionnalisées et opérationnelles.

La GIZ met à la disposition du projet :

  • L’expert intégré de la GIZ auprès du BIANCO qui aura qualité de coordonnateur de projet et sera techniquement responsable pour la contribution de la GIZ,
  • un expert national, spécialisé en gestion de projets, qui assurera la gestion et le suivi technique des activités,
  • des experts internationaux en forme de mission de consultance.

Précisions du BIANCO sur l’affaire Monja Roindefo

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Déplorant les informations parues dans plusieurs quotidiens et diffusées sur quelques stations radio ces derniers jours concernant l’affaire Monja Roindefo, le Bureau Indépendant Anti Corruption (BIANCO) tient absolument à apporter les précisions ci-après pour éclairer l’opinion publique sur la question :

  1. Personne n’est au dessus des Lois et le fait d’être candidat ou non à une quelconque élection ne dispense personne de l’application de la loi.
  2. Comme dans toute Démocratie digne de ce nom, les leaders politiques ainsi que les potentiels dirigeants se doivent de montrer un comportement irréprochable et inspirant la confiance afin que le citoyen puisse en être fier et en faire des exemples. Il est ainsi inacceptable d’entendre des personnalités ou des partis politiques qui prétendent accéder à de prestigieuse fonction et de haute responsabilité dans un pays faire des déclarations voulant perpétuer l’impunité de certaine catégorie de personne au sein même de la société qu’ils souhaitent diriger.
  3. Le BIANCO n’est en aucun cas un instrument de règlement de compte politique. Il a déjà eu l’occasion de démontrer son indépendance et sa neutralité, il continuera d’œuvrer pour le bien de Madagascar et de son peuple sans distinction en s’acharnant à lutter contre le fléau qui empêche son développement.
  4. Concernant en particulier le politicien qui a reçu la visite de deux agents du BIANCO. Il s’agit de l’exécution d’une délégation judicaire émanant du Pôle Anti-Corruption (PAC) qui traite actuellement tous les dossiers déjà transmis par le BIANCO à l’ancienne Chaine Pénale Anti Corruption (CPAC).
  5. En effet, cet acte est le fruit de la bonne collaboration entre le BIANCO et le PAC. Il ne s’agissait nullement d’une perquisition comme certain politicien l’ont rapporté dans la presse. Il s’agissait plutôt d’une demande de déposition par rapport à un dossier en cours de traitement auprès du PAC et dont le BIANCO a été légalement saisi pour exécuter la délégation judiciaire émanant d’un juge d’instruction.
  6. Enfin, le BIANCO tient à ajouter que dans le cadre du renforcement de la synergie d’action des entités de lutte contre la corruption comme le PAC et le BIANCO, tous les dossiers de corruption seront traités, et le BIANCO tient à apporter son soutien au PAC dans sa volonté d’aller de l’avant en sauvegardant toute son indépendance, seule gage de sa réussite et de son efficacité.
  7. Pour terminer, le Bureau Indépendant Anti-Corruption lance un appel fort à tout citoyen de bonne foi de prendre garde à toute manipulation politique et transformation de la réalité pour des visées politico-politiques foulant toutes les valeurs républicaines surtout : l’indépendance de la justice et des organes d’application des lois, l’égalité de tous devant la loi, et le refus total de l’impunité, qui doivent survivre à toutes les périodes de notre pays.

Fichier(s) à télécharger : (1)
Précisions du BIANCO sur l’affaire Monja Roindefo