Intervention de Monsieur Laza ANDRIANIRINA, DG du BIANCO à la 32ème session spéciale de l’Assemblée Générale des Nations Unies sur la corruption, New York, 2-4 juin 2021

Intervention de Monsieur Laza ANDRIANIRINA, DG du BIANCO à la 32ème session spéciale de l’Assemblée Générale des Nations Unies sur la corruption, New York, 2-4 juin 2021

Category : News et Evènements

En sa qualité de Chef de la délégation malgache, Monsieur Laza Eric Donat ANDRIANIRINA, Directeur Général du Bureau Indépendant Anti-Corruption (BIANCO), a prononcé le jeudi 03 juin 2021, à la tribune du siège de l’Organisation des Nations Unies, une vibrante allocution sur l’engagement de Madagascar à assurer la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030 avec des moyens renforcés de lutte contre la corruption.

Lors de cette session spéciale de l’ONU dédiée à la lutte contre la corruption, il a réaffirmé la détermination de Madagascar, sous l’égide de Son Excellence Monsieur Andry Nirina RAJOELINA, Président de la République, à s’attaquer efficacement aux défis actuels posés par la corruption et à prendre des mesures innovantes et énergiques pour la prévenir et la combattre.

Cette détermination, a-t-il souligné, s’est déjà traduite par :

  • Le principe de tolérance zéro à la corruption ordonné par le Président de la République dès le début de son mandat ;
  • L’adoption du Mode Opératoire Faire-Faire qui insuffle une appropriation plus active à la lutte dans ses trois composantes, à savoir l’éducation, la prévention et la répression ;
  • La promotion de la culture du refus de la corruption auprès des jeunes à travers les programmes scolaires et le réseautage des jeunes étudiants épris d’intégrité ;
  • L’implication des leaders d’opinion, les médias et la société civile dans la sensibilisation du public ;
  • L’incitation des milieux publics comme privés à adopter une politique interne de lutte contre la corruption tenant compte des recommandations issues d’une cartographie des risques ;
  • La dématérialisation progressive des formalités et procédures administratives ;
  • Le basculement vers le numérique dans l’application de la loi, par le lancement d’une plateforme de dénonciation et de signalement en ligne pour recevoir les doléances sous l’anonymat.

Elle se traduira, a-t-il poursuivi, par :

  • L’adoption dans un futur proche d’un décret sur la restitution des avoirs issus de la corruption pour mieux réprimer l’impunité et être en phase avec les objectifs de la tolérance zéro ;
  • La digitalisation des déclarations de patrimoine en vue de leur exploitation systématique ;
  • L’optimisation des ressources de la procédure pénale existantes, à l’instar des peines infâmantes prononcées à titre de peine principale, pour dissuader davantage les délinquants récidivistes prompts à se dérober à la justice.

De concert avec ses partenaires, Madagascar est disposé, a-t-il conclu, à se donner le moyen requis par la relance collective du combat salutaire contre la corruption, comme celui contre le COVID-19, tout en exhortant les dirigeants des Etats membres à œuvrer pour l’effectivité de la déclaration politique approuvée lors de cette session extraordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies.

Il est à noter que Mme Sahondra RABENARIVO, Président du Comité pour la Sauvegarde de l’Intégrité (CSI), faisait partie de la délégation dépêchée à New York lors de la 32ème session spéciale de l’Assemblée Générale des Nations Unies.


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