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Le Bénin travaille de concert avec Madagascar pour renforcer la lutte contre la corruption en Afrique.

Une délégation de l’Autorité Nationale de Lutte contre la Corruption (ANLC) du Bénin, conduite par son président Monsieur Jean Batiste ELIAS accompagné par son rapporteur, Madame Elisabeth FOURN GNANSOUNOU, est dans nos murs depuis le 11 aôut 2019. Elle quittera la grande le 18 aôut 2019.

La délégation béninoise a fait une visite d’information et d’échanges sur la stratégie, le programme et le système anti-corruption à Madagascar. Elle a été reçue par Monsieur Laza Eric Donat ANDRIANIRINA, nouveau Directeur Général du BIANCO, et par les hauts responsables des autres membres du système anti-corruption malgache, à savoir le Comité pour la Sauvegarde de l’Intégrité (CSI), le Service des Renseignements Financiers (SAMIFIN), et le Pôle Anti-corruption (PAC). Renforçant la visibilité stratégique de la Grande-Ile sur l’espace africain, cette visite qui s’inscrit dans le cadre de la coopération Sud-Sud reflète la crédibilité de Madagascar en matière de lutte contre la corruption, crédibilité matérialisée par les différentes bonnes pratiques dans le domaine de l’application de la loi et de la prévention de la corruption qui sont mentionnées dans le nouveau cadre juridique anti-corruption, notamment la loi n°2016-020 sur la lutte contre la corruption, la loi n° 2016-021 sur le Pôle anti-corruption, la loi n°2018-043 sur la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme et l’ordonnance n°2019-015 sur le recouvrement des avoirs illicites. 

En outre, sur la base de l’accord de principe donné par le Président de la République de Madagascar, le Directeur Général du BIANCO a fait part à la délégation béninoise dirigée par le Président de l’ANLCC du Bénin, ancien Président du Conseil Consultatif de l’Union Africaine sur la Lutte contre la corruption par ailleurs, la disponibilité de Madagascar pour accueillir en 2020 l’Assemblée générale de l’Association des agences anti-corruption en Afrique (AAACA).


CONVENTION DE PARTENARIAT ENTRE LA CROIX ROUGE MALAGASY ET LE BUREAU INDEPENDANT ANTI-CORRUPTION

Conscients de l’importance de la mission de l’Organisation des Sociétés Civiles (OSC)dans la réussite de la Lutte contre la corruption, telle que mentionnée dans la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Lutte Contre la Corruption,les nouveaux dirigeants de la Croix Rouge Malagasy ont affirmé leur collaboration avec le Bureau Indépendant Anti-Corruption (BIANCO). Ainsi, une convention de deux ans entre les deux entités a été établie, ce jour, dans l’objectif, d’une part, de mobiliser et éduquer le personnel de la Croix Rouge Malagasy à promouvoir une attitude intolérante à la corruption et infractions assimilées, et de rejeter toutes formes de malversation; et d’autre part, d’instaurer les systèmes et procédures suffisamment transparents pour verrouiller les zones de risque de corruption dans l’administration des différentes activités au sein de la Croix Rouge Malagasy. Cette initiative entre dans le cadre de la mise en œuvre de la politique sectorielle du BIANCO et du programme de réforme de la Croix Rouge Malagasy pour une gestion juste et transparente, une condition incontournable au développement économique effectif du pays.

Dans cette démarche, le BIANCO appuie et accompagne la Croix Rouge Malagasy dans l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan d’action anti-corruption ; contribue à la définition et à la mise en œuvre des activités d’éducation et de communication en matière de lutte contre la corruptionau niveau de ce secteur; assiste la Croix Rouge Malagasy dans la mise en place et l’opérationnalisation des dispositifs anti-corruption ; détecte les zones de risque de corruption dans les différentes activités ciblées au préalable avec la Croix Rouge Malagasy; et en proposer des recommandations.


08 et 09 Août: ATELIER DE VALIDATION DES MODULES ANTI-CORRUPTION DANS LE PROGRAMME SCOLAIRE à l’Hôtel le Pavé Antaninarenina

La trilogie de la lutte contre la corruption repose dans L’Education, la Prévention et l’Application de la loi (investigation). Dans le cadre de ses activités d’Education, le Bureau Indépendant Anti-Corruption (BIANCO) n’a de cesse de marteler, depuis son existence, que pour réussir dans cette lutte, il serait judicieux de considérer l’insertion de la dimension anti-corruption dans le cursus scolaire, cela depuis l’éducation de base, dans l’objectif de former un individu non seulement compétent mais aussi et surtout intègre ; d’ailleurs conformément à la nouvelle loi 2016-020 sur la LCC en son article 8 : « Il est inséré dans les programmes scolaires un curriculum de formation et d’éducation sur la LCC depuis l’enseignement primaire à l’enseignement secondaire ».

L’atelier de validation des modules anti-corruption dans le programme scolaire » qui débute ce jour pour une durée de deux jour va dans ce sens pour asseoir la vision « vers une génération sans corruption ». Cette initiative est, d’une part, considérée comme solution à
long terme pour éradiquer la corruption et, d’autre part, a contribué à la réinstauration de l’éthique malagasy basée sur la sagesse traditionnelle : AINA, FANAHY, FIHAVANANA si l’on se réfère au modèle éducatif des autres pays comme Vietnam, Maurice,…

40 cadres issus de toutes les directions techniques (Education Fondamentale, Enseignement Secondaire Général, Enseignement Technique, INFP et Office de l’Education de Masse et du Civisme) au sein du Ministère de l’Education Nationale et de l’Enseignement Technique et Professionnel (MENETP), de l’ Ecole Normale Supérieure et du BIANCO participent à cet atelier, lequel porte principalement sur la compréhension partagée de la préservation des valeurs socioculturelles, des engagements par rapport aux objectifs de développement durable et des valeurs qui sous-tendent la culture anti-corruption. Ce rendez-vous permettra ainsi de discuter des enjeux de l’insertion de la dimension anti-corruption dans le cursus scolaire ; de coordonner les modules anti-corruption dans le programme de formation des
élèves dans le système éducatif ; et de réfléchir sur la conception des documents d’accompagnement à l’usage des enseignants. « L’Education est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde » dixit Nelson Mandela.